Le marché des aliments pour chiens et chats connaît depuis plusieurs années une croissance structurelle en France, portée par une importante population d’animaux de compagnie. Le pays compte 16,7 millions de chats et 9,7 millions de chiens, présents dans plus d’un foyer sur deux. Les chiens et les chats concentrent l’essentiel de la demande alimentaire pour animaux de compagnie, avec une consommation très majoritairement industrielle.
Les ventes bénéficient d’une hausse continue du budget que les ménages allouent à leurs animaux. Elles sont par ailleurs soutenues par la montée en gamme des produits, la diversification des recettes et une attention accrue portée à la santé et au bien-être animal.
Le marché français s’inscrit dans une dynamique européenne favorable, caractérisée par un cadre réglementaire strict, une forte industrialisation et une concurrence intense. Il demeure largement dominé par quelques groupes internationaux, tout en accueillant de nouveaux acteurs. Ces derniers misent sur des modèles directement adressés aux consommateurs, omnicanaux et fortement différenciants.
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En 2024, le chiffre d’affaires du marché français des aliments pour animaux de compagnie atteint 6.6 milliards d’euros, en progression de 3% sur un an, selon l’association Promojardin-Promanimal. Le chiffre d’affaires des entreprises françaises enregistrées sous le code NAF 10.92Z (Fabrication d’aliments pour animaux de compagnie) observe par ailleurs un taux de croissance annuel moyen de 6.1% entre 2015 et 2024.
Ce marché est poussé par les segments chiens et chats, particulièrement porteurs. En 2024, le segment « chien » observait une croissance de 3% sur un an, et le segment « chat » une croissance de 5%. Sur ces segments, les friandises affichent par ailleurs une dynamique intéressante pour les acteurs du secteur.
La consommation des ménages en matière d’animaux de compagnies et de produits associés ne faiblit pas. En 2024, l’INSEE estime la consommation des ménages en la matière à plus de 8 milliards d’euros. Cette consommation a connu entre 2015 et 2024 une croissance annuelle moyen de 4.9%. Malgré un léger ralentissement en 2024, les projections d’EPSIMAS tendent vers une continuation de cette progression à un rythme moyen de 3.5% par an entre 2024 et 2029.
Sources : Prom’animal, Epsimas, Insee
L’offre du marché petfood se structure autour de plusieurs segments : aliments secs, aliments humides, aliments semi-humides, friandises et collations, ainsi que les régimes vétérinaires. Les aliments secs dominent en volume, tandis que les aliments humides et les friandises affichent des dynamiques de croissance supérieures, soutenues par la premiumisation et l’humanisation des animaux.
Le marché est fortement concentré. Nestlé (au travers de sa marque Purina) et Mars (via plusieurs marques dont Royal Canin, Whiskas, et Pedigree) représentent plus de 50% du marché national en valeur. Parallèlement, des acteurs indépendants gagnent en visibilité. Ultra Premium Direct enregistre 67.3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, soit une croissance de 21% sur un an.
La grande distribution demeure le principal canal d’achat. En 2025, 50% des propriétaires de chiens et 69% des propriétaires de chats achètent l’alimentation en grandes et moyennes surfaces. Les animaleries spécialisées occupent la deuxième position, avec 32% des achats pour les propriétaires de chiens et 24% pour les chats. Après plusieurs années de progression rapide, la vente en ligne se stabilise. Elle concerne 28% des propriétaires de chiens et 21% des propriétaires de chats.
En 2025, 61 % des Français possèdent au moins un animal de compagnie, et 53 % détiennent un chien et/ou un chat. La France compte 16,7 millions de chats et 9,7 millions de chiens, confirmant la prédominance de ces deux espèces dans les foyers.
La possession varie fortement entre les ménages, selon le cadre de vie. Les foyers vivant en maison ou disposant d’un jardin ou d’une terrasse présentent des taux de possession deux fois plus élevés que ceux résidant en appartement sans extérieur. Les zones rurales et périurbaines également concentrent davantage de propriétaires que les zones urbaines denses. L’âge et la composition du foyer sont d’autres critère favorisant la détention d’animaux de compagnie. Les foyers jeunes et les ménages de grande taille possèdent plus fréquemment des animaux. Cette corrélation est particulièrement marquée pour les chiens.
Les dépenses alimentaires constituent le premier poste budgétaire lié à l’animal. Le budget annuel moyen consacré à l’alimentation s’élève à 324 € pour un chat et 487 € pour un chien. Chez les propriétaires de moins de 35 ans, le budget mensuel global dédié à l’animal atteint en moyenne 150 €, intégrant alimentation, accessoires et soins.
En 2025, la premiumisation des produits accentue la croissance du marché en valeur. Les produits mettant en avant la qualité et la transparence des ingrédients. La demande se concentre sur des formulations perçues comme plus naturelles et moins transformées.
L’humanisation des animaux soutient le développement des friandises fonctionnelles, des recettes spécifiques par âge ou par besoin, et des produits inspirés de l’alimentation humaine. Les aliments humides bénéficient d’une attention accrue, notamment chez les chats, en lien avec les recommandations vétérinaires sur l’hydratation.
Les attentes environnementales évoluent également. Les industriels valorisent davantage les coproduits, réduisent l’empreinte carbone et développent des emballages plus responsables. Les protéines alternatives, bien qu’encore marginales, suscitent un intérêt croissant. Enfin, la vigilance réglementaire encadre fortement les allégations. La crédibilité scientifique, la conformité des discours marketing et la transparence deviennent des facteurs déterminants de confiance et de performance commerciale.
La durabilité constitue un enjeu central du marché de la petfood en 2026. L’industrie valorise les coproduits non destinés à l’alimentation humaine, s’inscrivant dans une logique d’économie circulaire conforme aux objectifs européens. Toutefois, la concurrence sur certaines matières premières stratégiques, notamment les graisses animales de catégorie 3, crée des tensions d’approvisionnement.
Le cadre réglementaire se renforce. Les exigences en matière de sécurité sanitaire, de traçabilité, d’étiquetage et de contrôle des allégations imposent aux fabricants une rigueur accrue. Les mentions liées à la santé, à la naturalité ou aux régimes spécifiques font l’objet d’une surveillance renforcée afin de limiter les pratiques trompeuses.
La multiplication des marques accentue la pression concurrentielle. Toutes ne parviendront pas à atteindre une taille critique dans un marché dominé par quelques grands groupes. L’innovation produit, la maîtrise des coûts, la crédibilité scientifique et la cohérence des promesses deviennent des facteurs clés de pérennité.
À moyen terme, la croissance du marché repose davantage sur la valeur que sur les volumes. L’augmentation du budget par animal, la montée en gamme et l’évolution des attentes sociétales constituent les principaux leviers de développement du secteur à l’horizon 2030.
Les producteurs d’aliments pour animaux de compagnie sont généralement enregistrés sous le code NAF 10.92Z : Fabrication d’aliments pour animaux de compagnie.
Cette sous-classe comprend :
Cette sous-classe ne comprend pas
Cependant, les commerces spécialisés dans la vente de produits pour animaux domestiques sont plus généralement enregistrés sous le code NAF 47.76Z : Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé.
Cette sous-classe comprend :
le commerce de détail de fleurs, en pots ou coupées et compositions florales, de plantes et de graines
le commerce de détail de plants, arbres et arbustes
le commerce de détail d’engrais et de produits phytosanitairesle commerce de détail d’animaux de compagnie, d’aliments et d’articles pour animaux de compagnie
le commerce de détail d’animaux de compagnie, d’aliments et d’articles pour animaux de compagnie
Source : INSEE
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