Etude de marché des pompes funèbres

Contexte

Le marché des pompes funèbres en France traverse une mutation profonde. Longtemps structuré autour de rites standardisés et majoritairement religieux, il évolue vers des pratiques plus personnalisées et souvent laïques. Les attentes des familles changent. Elles recherchent davantage de sens, de simplicité et de liberté dans l’organisation des obsèques.

Cette transformation s’accompagne d’une montée en puissance des enjeux environnementaux. Les solutions écoconçues, les alternatives à l’inhumation traditionnelle et les nouvelles formes de commémoration gagnent en visibilité. En parallèle, l’ouverture à la concurrence a profondément modifié le paysage économique. Les grands groupes, les réseaux organisés et les acteurs indépendants coexistent désormais dans un environnement plus compétitif.

Enfin, la pression réglementaire et sociétale renforce les exigences de transparence. Les opérateurs doivent clarifier leurs offres, structurer leurs services et renforcer la relation de confiance avec des familles plus informées et plus exigeantes.

Vous avez besoin d’une étude de marché sur le secteur des services funéraires ? EPSIMAS s’en occupe pour vous !  

1. Les chiffres clés du marché des pompes funèbres

Le marché des services funéraires réalisait plus de 3.2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Ce secteur compte en janvier 2026 plus de 14 000 établissements actifs, et plus de 21 000 salariés en équivalent temps plein. Sur ce vaste marché, le segment des pompes funèbres concentre une grande partie des établissements en activité. 

La marché des pompes funèbres bénéficie d’une dynamique porteuse liée au vieillissement de la population. Le nombre de décès en 2024 est estimé à 627 500, et l’INSEE prévoit une hausse continue de ce volume jusqu’en 2040. Cette tendance démographique soutient des perspectives économiques favorables à ce secteur. Le marché observe une croissance annuelle moyenne de 3.8% entre 2015 et 2024.

Au-delà des volumes, le secteur se transforme sous l’impulsion d’une clientèle de plus en plus prévoyante. Selon le Credoc, 49 % des personnes de 40 ans et plus ont déjà laissé ou prévoient de laisser des instructions pour leurs propres obsèques. Cette volonté de contrôle se traduit notamment par un essor financier massif de la prévoyance. Le montant des cotisations en assurance obsèques a dépassé les 1,6 milliard d’euros en 2024. Ce besoin d’anticipation s’accompagne d’une profonde mutation des rites, illustrée par le fait qu’en 2024, seul un individu sur deux souhaite encore une cérémonie religieuse. 

Pour accompagner ces évolutions, les professionnels disposent d’un capital confiance majeur, puisque 84 % des individus déclarent avoir une bonne image des métiers du funéraire, un atout essentiel pour conseiller des familles en quête de sens et de personnalisation.

Sources : Epsimas, INSEE, CREDOC, FNF, France Assureurs

Vous avez besoin d'une étude du marché des services funèbres ?

2. Les tendances du secteur des pompes funèbres

En 2026, le secteur funéraire se transforme pour répondre à des familles en quête de transparence tarifaire, d’accessibilité 24h/24 et de simplicité digitale. Si Internet est devenu incontournable pour obtenir un devis, l’organisation concrète reste ancrée dans la proximité physique : seuls 10% des Français finalisent l’organisation en ligne, privilégiant le contact humain en agence.

Des tendances se dessinent : 

  • La prévoyance : De plus en plus de Français choisissent d’organiser et de financer leurs propres obsèques de leur vivant. Qu’il s’agisse d’un contrat en capital ou en prestations, la prévoyance s’impose comme un levier majeur du secteur. C’est un moyen pour les familles d’être déchargées des contraintes et de garantir le respect des dernières volontés. 53% des français ont déjà réfléchi à leurs propres obsèques.
  • La crémation : Elle frôle désormais les 50% des obsèques (contre 1% en 1980). Cela change le modèle économique : moins de vente de monuments en pierre, mais un besoin accru de gestion de crématoriums. L’inhumation reste choisie pour des raisons de traditions familiales ou religieuses.
  • L’écoresponsable se confirme. Les cercueils en carton, les linceuls en fibres naturelles et les «forêts cinéraires» se multiplient. 59% des individus tiennent compte de l’impact écologique, mais seulement 26% le jugent très important.
  • Le funéraire animalier se développe également. Organiser des obsèques pour son chat ou son chien progresse de 9,6% entre 2022 et 2024 selon Esthima.

 

Le marché suit une saisonnalité marquée : la période hivernale (décembre-mars) reste le cœur d’activité en raison d’une mortalité naturelle plus élevée. Cependant, les épisodes de canicule estivale peuvent créer des pics d’activité imprévisibles notamment en août. Enfin, le mois de novembre constitue un pic commercial majeur pour la marbrerie et l’entretien des sépultures, porté par la tradition de la Toussaint.

Sources : Étude OGF / Ipsos, CREDOC, Tranquillite, Esthima, Google Trends

Vous avez besoin d'une étude du marché pour ouvrir vos pompes funèbres ?

3. Le profil du consommateur des services funéraires

En 2026, le profil du consommateur funéraire se divise en deux catégories distinctes. En effet, comme le montrent les tendances, le consommateur ne subit plus forcément l’achat mais le choisit. 

Les stratégies commerciales des agences se transforment donc pour toucher les différents types de clientèle : 

Le « Prévoyant » : Âgé généralement de 60 à 75 ans, ce consommateur est l’acteur principal de l’essor de la prévoyance. Il cherche avant tout à soulager ses proches et à garder le contrôle sur son image posthume. C’est un client averti qui compare les prestations, s’informe sur les options et privilégie la sécurité financière des contrats d’assurance.

La Famille « Prescriptrice » : Confrontée à un décès soudain, elle agit dans l’urgence mais avec des exigences nouvelles. Bien que 80 % des familles choisissent encore l’agence la plus proche du domicile, elles sont désormais « hyper-informées ». Avant de franchir la porte d’une agence, elles consultent systématiquement les avis en ligne, le site internet (s’il existe) et les tarifs.

Peu importe le client, le besoin de personnalisation est de plus en plus fort (Le « Funéraire sur-mesure »). En effet, la standardisation recule. Les consommateurs rejettent de plus en plus les cérémonies austères et « prêt-à-porter ». On observe une demande croissante pour des rituels laïcs, des lieux de cérémonie atypiques (salles de réception, jardins) et des hommages intégrant des supports numériques (vidéos, playlists dédiées…).

Sources : Epsimas

4. La structure du marché des pompes funèbres

Le marché funéraire français s’articule autour de trois types d’acteurs majeurs. En première ligne, les leaders intégrés (OGF, Funecap) dominent 30 à 40 % du secteur grâce à une maîtrise complète de la chaîne de valeur, incluant usines et crématoriums. Face à eux, les indépendants demeurent majoritaires en nombre, représentant plus de 50 % des établissements du marché. Ils se structurent de plus en plus en groupements (UDIFE, Funéplus) pour mutualiser leurs moyens techniques et commerciaux. Enfin, les acteurs publics (régies municipales) complètent ce paysage en gérant environ 10 % de l’activité.

Au-delà de cette organisation économique, la branche regroupe une multitude d’employeurs et de salariés spécialisés dans l’organisation des obsèques et les soins aux défunts. Cette filière multisectorielle fait cohabiter trois domaines d’expertise complémentaires : les services funéraires (portés par les conseillers et maîtres de cérémonie), la thanatopraxie (soins de conservation) et la marbrerie (aménagement des sépultures). Chaque métier, de l’agent d’exploitation au marbrier, joue un rôle clé dans l’accompagnement des familles, sous l’égide des instances de formation et de compétences de la branche (PCO EP).

Sources : Xerfi, PCO EP

Vous prévoyez l'ouverture de votre agence sur le marché des pompes funèbres ?

5. Le code NAF et réglementation

Les entreprises qui veulent exercer cette activité doivent s’enregistrer sous le code NAF suivant :

96.03Z – Services funéraires 

Cette sous-classe comprend :
l’inhumation et l’incinération des corps (êtres humains ou animaux) et les activités connexes :

  • préparation des corps pour la sépulture ou l’incinération, embaumement et services fournis par les entreprises de pompes funèbres
  • services d’inhumation et d’incinération
  • location de locaux aménagés dans les funérariums
  • la location ou la vente de concessions
  • l’entretien de tombes et de mausolées

Cette sous-classe ne comprend pas

  • les services religieux liés aux funérailles (cf. 94.91Z)
  • l’aménagement des cimetières (cf. 81.30Z)


Par ailleurs, le marché est réglementé pour protéger les consommateurs : 

  • Transparence tarifaire : Depuis le 1er juillet 2025, un nouveau modèle de devis obligatoire est entré en vigueur pour rendre les prix comparables entre agences.
  • Habilitation : Obligation d’une habilitation préfectorale pour exercer toute activité funéraire.


Sources : INSEE

Vous souhaitez en savoir plus ?

N’hésitez pas à nous contacter, afin d’échanger sur vos projets !

Vous pouvez nous laisser vos coordonnées via le formulaire de contact, ou prendre directement rendez-vous ci-dessous.