Le marché des cigarettes électroniques comprend la vente de dispositifs de vapotage, d’e-liquides et d’accessoires. Ils constituent à offrir une alternative au tabac fumé. Ces produits fonctionnent par vaporisation d’un liquide, évitant ainsi la combustion propre à la cigarette traditionnelle.
Ces dernières années, le marché français du vapotage connaît une croissance soutenue, notamment chez les jeunes et les adultes. Les expérimentations augmentent régulièrement. Parallèlement, l’usage quotidien se développe et touche désormais l’ensemble de la population adulte. Le vapotage s’installe ainsi comme un segment dynamique du secteur des produits nicotiniques.
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Le marché français de la cigarette électronique a franchi la barre des 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2025 selon Xerfi, confirmant une croissance soutenue depuis plusieurs années. Cette progression reflète à la fois la démocratisation de la vape et son rôle comme substitut nicotinique efficace, notamment dans le cadre du sevrage tabagique. Aujourd’hui, la France compte plus de 4,5 millions de vapoteurs. La vape s’est imposée comme une alternative sérieuse au tabac, portée par la hausse des prix et par la diversité de l’offre.
Le marché est également structuré autour de 3 200 boutiques spécialisées. Il est complété par plus d’une dizaine d’enseignes nationales, comme Vapostore, Cigusto ou Le Petit Vapoteur. Les ventes en ligne représentent environ 37 % des achats. En revanche, 63 % des vapoteurs privilégient l’achat en boutique, soulignant l’importance du conseil et de l’accompagnement.
Sources : Xerfi, ECigIntelligence
La cigarette électronique se décline en plusieurs catégories pour répondre aux différents profils de consommateurs :
Les e‑liquides, quant à eux, constituent un élément central de l’expérience. La France compte une cinquantaine de laboratoires indépendants parmi lesquels Gaïatrend et VDLV qui produisent la majorité des liquides consommés sur le territoire. Les saveurs proposées dépassent 7 700 références, allant des goûts classiques aux goûts fruités ou gourmands, avec ou sans nicotine. Cette variété contribue à la personnalisation et à l’adoption croissante de la vape.
En termes d’importation, la quasi-totalité des dispositifs (e-cig, pods, puffs) provient de Chine. Les e-liquides, eux, sont majoritairement produits en France, offrant un équilibre entre innovation locale et approvisionnement international.
La cigarette électronique séduit un public large, mais divers profils se dessinent :
Chez les jeunes de 17 ans en 2022, l’OFDT a observé une augmentation notable de l’usage de la cigarette électronique. Cette année-là, 6,2 % des adolescents étaient vapoteurs quotidiens, contre seulement 1,9 % en 2017. Par ailleurs, 56,9 % des jeunes de 17 ans avaient déjà expérimenté le vapotage en 2022, alors que 46,5 % avaient déjà essayé de fumer des cigarettes.
Chez les adultes, l’expérimentation du vapotage a presque doublé en neuf ans, passant de 25,7 % en 2014 à 41,8 %. En 2023, 8,3 % des 18-75 ans déclarent vapoter actuellement. La majorité de ces usages est quotidienne, avec 6,1 % de la population adulte concernée. Ce phénomène touche toutes les catégories de la population adulte. Les hommes sont légèrement plus nombreux à vapoter quotidiennement que les femmes (6,8 % contre 5,4 %).
En 2023, le vapotage quotidien est plus courant dans deux régions de France hexagonale : la Bretagne et la Normandie (respectivement 8,5% et 8,1%). Cette spécificité de la Bretagne avait déjà été observée en 2021.
Les moments de consommation sont variés : certains vapoteurs privilégient une utilisation quotidienne discrète, tandis que d’autres consomment dans un cadre social, en parallèle d’activités de loisirs.
Source : Observatoire français des drogues et des tendances addictives
Plusieurs tendances structurent actuellement le marché :
La saisonnalité du secteur, et plus précisément du code NAF 47.26Z « Commerce de détail de produits à base de tabac », est particulièrement marquée. Les mois d’août constituent systématiquement la période où le chiffre d’affaires atteint son pic, tandis que juillet affiche les niveaux les plus faibles.
Cependant, les recherches Google pour le terme « cigarette électronique » révèlent d’autres périodes d’intérêt, notamment en décembre et début janvier, en février ainsi qu’à la fin du mois de mai.
Le marché français de la cigarette électronique évolue dans un contexte à la fois favorable et exigeant :
Pour les acteurs indépendants, rester compétitif passe par la combinaison de qualité, expertise, service et innovation. Les enseignes nationales disposent, elles, d’avantages logistiques et marketing. Ces atouts leur permettent de capter une part croissante du marché.
Selon les premières estimations d’EPSIMAS, le taux de croissance annuel moyen projeté s’élève à 5.99% entre 2025 et 2029 sur le code NAF 47.26Z.
Source : Epsimas
Le code NAF utilisé en France pour les commerces vendant des cigarettes électroniques est généralement 47.78C « Autres commerces de détail spécialisés divers » quand elles se présentent comme des commerces spécialisés « vape / e-cigarette » hors tabac classique.
Certaines boutiques déclarent également un code 47.26Z « Commerce de détail de produits à base de tabac en magasin spécialisé », souvent les bureaux de tabac vendant des cigarettes électroniques.
Cette sous-classe comprend :
Source : INSEE
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