Le secteur de l’édition de logiciels applicatifs (code NAF 58.29C) s’impose comme un pilier de l’économie numérique française. Il s’agit d’un marché qui regroupe l’ensemble des entreprises développant, produisant et commercialisant des logiciels répondant à des besoins professionnels ou grand public. Il peut s’agir de solutions métiers, d’applications de gestion, d’outils collaboratifs ou encore de logiciels spécialisés. L’activité consiste à concevoir, programmer, tester, maintenir et mettre à jour des logiciels. Ils peuvent être proposés sous licence, en mode SaaS ou intégrés dans des systèmes d’information plus larges.
Le secteur s’adresse principalement aux entreprises et aux administrations, qui représentent 80 % de la clientèle, mais séduit aussi le grand public. Le marché est en croissance continue, porté par la transformation digitale et la demande croissante de solutions cloud et intelligentes. Parmi les acteurs français majeurs figurent Dassault Systèmes, Sopra Steria, Cegid ou Murex. Toutefois, les leaders du marché en France restent souvent des filiales étrangères, à l’image de SAP, Microsoft, Salesforce, Oracle ou IBM.
Devenu un secteur globalisé et très concurrentiel, l’édition de logiciels associe aujourd’hui innovations technologiques, services numériques et solutions sur mesure.
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Le marché des logiciels français se porte bien. Le chiffre d’affaires atteignait 14,6 milliards d’euros en 2023 et devrait s’élever à 15,8 milliards en 2024, soit une hausse de 8,59 % sur un an selon les premières estimations d’Epsimas. Entre 2015 et 2024, le secteur a connu une croissance annuelle moyenne de 8,10 %, et les projections annoncent encore une progression de 4,96 % de 2024 à 2029.
Le modèle SaaS domine désormais le marché, représentant 61 % du chiffre d’affaires en 2023, contre seulement 10 % en 2010. Cette croissance reflète la préférence des entreprises pour des solutions flexibles, accessibles en ligne, et sans installation locale.
La dimension internationale reste centrale pour le marché français. En 2023, 56 % du chiffre d’affaires était réalisé à l’étranger, stable par rapport à 2021 (58 %) selon Numeum et EY. La répartition géographique s’établit à environ 42 % pour la France, 26 % pour l’EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), 25 % pour l’Amérique et 8 % pour l’Asie-Pacifique.
La France occupe le troisième rang européen du marché du SaaS avec 12,5 % des parts de marché, derrière l’Allemagne (18,5 %) et le Royaume-Uni (15,7 %).
Le secteur est un moteur pour l’emploi. Les cent premiers éditeurs de logiciels employaient 129 400 salariés en 2017, contre 75 910 en 2012. En moyenne, chaque éditeur compte 1 294 employés, un chiffre influencé par de grands groupes, tels que Dassault Systèmes, Ubisoft et Criteo. La proportion de femmes est de 35 %, et 89 % des entreprises rencontrent des difficultés de recrutement.
Le secteur est majoritairement autofinancé (à hauteur de 91 %), avec néanmoins 71 % des éditeurs ayant recours à l’endettement. La facturation annuelle est privilégiée par 58 % des entreprises, facilitant la gestion de trésorerie. Les montants des levées de fonds ont fortement chuté en 2023 (0,6 milliard d’euros) par rapport à 2022 (4,1 milliards), en raison du contexte économique et d’un recentrage sur la rentabilité.
Sources : Statista, Epsimas, Numeum et EY, Journal du Net, INSEE
La segmentation des logiciels peut être effectuée selon leur type : logiciels d’entreprise (BtoB) et logiciels grand public (BtoC).
Les logiciels BtoB sont spécifiquement conçus pour répondre aux besoins opérationnels et stratégiques des organisations. Ils couvrent des domaines tels que la gestion de la relation client (CRM), la planification des ressources d’entreprise (ERP), la cybersécurité ou encore l’optimisation des processus métiers. Les logiciels BtoC, quant à eux, s’adressent aux particuliers et sont utilisés à domicile ou dans des contextes éducatifs, incluant des applications de productivité, des jeux ou des outils de communication.
L’édition de logiciels concerne un large éventail de secteurs économiques, tels que l’industrie, la finance, la distribution ou les services, et cible majoritairement une clientèle BtoB. Les solutions logicielles peuvent être développées pour un usage interne à l’entreprise, afin d’optimiser les processus et la performance opérationnelle, ou pour des clients externes, par le biais de logiciels destinés au grand public. La clientèle inclut aussi bien les petites et moyennes entreprises que les grandes sociétés multinationales.
Le modèle SaaS (Software as a Service), basé sur le cloud, est de plus en plus privilégié par les entreprises. En France, il représente plus de la moitié du chiffre d’affaires des éditeurs de logiciels. Les organisations clientes accordent une grande importance au retour sur investissement, à l’efficacité opérationnelle, à la scalabilité des solutions et à l’adoption rapide des innovations technologiques, notamment l’intelligence artificielle, afin de renforcer leur compétitivité et leur capacité d’adaptation sur des marchés en constante évolution.
Les avancées technologiques structurent la croissance du marché. Le cloud computing a profondément modifié la distribution des logiciels, permettant l’essor du modèle SaaS et des solutions accessibles sans installation locale. L’intelligence artificielle et le machine learning apportent de nouvelles fonctionnalités prédictives et adaptatives, comme la reconnaissance vocale ou les recommandations personnalisées. La généralisation des smartphones et tablettes pousse également les éditeurs à concevoir des applications optimisées pour la mobilité.
Le marché se segmente selon le type de client, le modèle économique et la technologie employée. Les logiciels BtoB, centrés sur la gestion des processus, coexistent avec les solutions grand public. Les modèles d’abonnement gagnent du terrain, tandis que les innovations fondées sur le cloud, l’IA et la blockchain créent de nouveaux sous-segments.
La croissance reste portée par les grands acteurs français. Dassault Systèmes maintient sa position de leader avec un chiffre d’affaires de 5,1 milliards d’euros. Criteo et Ubisoft suivent avec respectivement 1,9 et 1,8 milliard, malgré un recul de 0,3 milliard pour ce dernier. Dans le même temps, les petits éditeurs connaissent une forte dynamique : +22 % de croissance moyenne pour ceux réalisant moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, et +17 % pour ceux entre 50 et 100 millions.
Le marché des logiciels connaît des variations saisonnières marquées. Les pics d’activité surviennent principalement en janvier et mars, périodes où les entreprises finalisent leurs budgets et lancent de nouveaux projets. À l’inverse, les mois d’été : juillet, août et septembre, enregistrent généralement une activité plus calme, sûrement en raison des congés et d’une moindre mobilisation des équipes.
Le marché des logiciels en France est fortement concurrentiel et ouvert à l’international. Les éditeurs français doivent rivaliser avec des multinationales comme Microsoft, SAP, Oracle ou IBM, tout en faisant face à des start-ups innovantes et des acteurs du cloud et de l’open-source. La concurrence internationale impose aux entreprises françaises de combiner expertise locale, personnalisation des solutions et conformité réglementaire.
Les grandes entreprises françaises, telles que Dassault Systèmes, Criteo et Ubisoft, restent les moteurs de la croissance. Cependant, les petites structures affichent des taux de croissance remarquables : +22 % pour celles réalisant moins de 5 millions d’euros et +17 % pour celles entre 50 et 100 millions
Le marché des éditeurs de logiciels applicatifs en France devrait poursuivre sa progression à un rythme moyen de 5 % par an jusqu’en 2029 selon les projections d’Epsimas. Cette croissance s’appuie sur la digitalisation des entreprises, l’intégration croissante de l’intelligence artificielle et la transition vers le cloud.
Les éditeurs devront néanmoins relever plusieurs défis : la pénurie de talents, la pression concurrentielle, la sécurisation des données et la réduction de l’empreinte environnementale des infrastructures numériques.
Les acteurs capables d’allier innovation technologique, performance économique et durabilité renforceront leur position dans un secteur en pleine mutation.
Sources : EPSIMAS
Sous-classe 58.29C : Edition de logiciels applicatifs
Cette sous-classe comprend :
l’édition de logiciels généraux à usage professionnel ou domestique (loisirs, éducation, gestion) tels que :
applications bureautiques, de gestion de projet, de formation assistée, applications à caractère éducatif, etc.
l’édition de logiciels applicatifs à usage professionnel réalisant un type de traitement spécifique ou un ensemble de tâches pour un domaine d’activité spécifique
l’édition de logiciels utilitaires
Cette sous classe comprend aussi :
l’édition de logiciels de gestion de base de données
Source : INSEE
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