Etude de marché de la formation linguistique

L'état du marché de la formation linguistique en France en 2026

Contexte

Le marché de la formation linguistique en France connaît une transformation majeure. La demande croissante pour des compétences linguistiques professionnelles se conjugue avec la digitalisation des parcours et l’intégration progressive de l’intelligence artificielle. Les entreprises considèrent désormais la maîtrise des langues comme un levier stratégique pour la mobilité internationale et la performance commerciale, tandis que les particuliers privilégient des solutions flexibles et accessibles.

Les organismes de formation doivent innover pour répondre à ces attentes, en proposant des parcours hybrides combinant modules numériques et accompagnement humain. Cette approche augmente le taux de complétion et la satisfaction des apprenants, contrairement aux solutions exclusivement digitales. Aujourd’hui, près de 45 % des offres sont 100 % digitalisées, contre moins de 30 % trois ans auparavant, mais le coaching personnalisé reste un facteur clé de réussite.

Dans ce contexte, les prestataires capables de simplifier les démarches administratives, de diversifier leurs services et de renforcer leur relation avec les entreprises se positionnent comme les acteurs les plus compétitifs d’un secteur en recomposition rapide et fortement concurrentiel.

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1. Les chiffres clés du marché de la formation linguistique

Le marché français de la formation linguistique se développe rapidement, porté par l’usage du CPF et la digitalisation. Entre 2022 et 2024, le volume d’heures de formation financées via le CPF a augmenté de plus de 12 %, avec plus de 600 000 sessions sur l’anglais professionnel. Le segment digital représente près de 45 % de l’offre, en forte hausse par rapport à 2019.

Le baromètre Linguaid 2024 confirme cette tendance : 68 % des entreprises ont investi dans la formation linguistique pour leurs salariés, avec un budget moyen de 1 500 € par apprenant et par an. Les dispositifs combinant e-learning et coaching humain affichent un taux de complétion de 82 %, contre 55 % pour les parcours exclusivement digitaux. Les certifications les plus demandées restent le TOEIC, le Linguaskill et les formations sur mesure B2B.

Le marché voit également émerger de nouveaux acteurs spécialisés dans le digital learning, proposant des formations abordables et flexibles. Ces solutions séduisent le grand public, mais les formations B2B premium continuent de dominer en termes de retour sur investissement et de performance professionnelle.

Sources : CPFormations, Masterwork Formations, Baromètre Linguaid 2024

2. La consommation de formation linguistique

Le marché distingue clairement deux segments : B2C (consommateurs particuliers) et B2B (clients professionnels). Le B2C privilégie l’accessibilité et le format ludique, via des applications comme Duolingo ou Babbel, souvent gratuites ou peu coûteuses. Ces solutions permettent un apprentissage à son rythme mais présentent une efficacité limitée, en particulier quant à l’expression orale.

À l’inverse, le B2B mise sur la qualité, la personnalisation et l’accompagnement expert. Les formations combinent modules sur mesure et coaching individuel, adaptés aux besoins de l’entreprise et aux objectifs de montée en compétence. Les salariés bénéficient d’interactions directes avec le formateur, de contenus contextualisés et d’un suivi mesurable, garantissant un retour sur investissement tangible.

Les réformes du CPF, notamment le reste à charge de 100 €, ont réduit la demande B2C, mais les prestataires se tournent vers le marché B2B, plus stable et lucratif. Cette distinction se renforce : le B2C cible l’autoformation et la démocratisation, tandis que le B2B offre une expérience premium, mêlant digital et coaching humain, reporting et certifications reconnues.

Sur les 5 dernières années, l’intérêt des français pour l’apprentissage des langues suit une saisonnalité distincte. Les périodes de début d’année civile et scolaire marquent une forte hausse de l’intérêt pour le sujet. Le graphique présenté ci-dessous représente l’intérêt des recherches Google en France pour l’apprentissage de l’anglais (langue dont l’apprentissage est le plus recherché sur Google) au cours des 5 dernières années. 

Sources : CPFormations, Mon compte formation, Epsimas, Google trends

3. Les tendances de la formation linguistique

La demande en formation linguistique continue de croître, portée par la globalisation et les besoins professionnels. Les entreprises cherchent désormais des solutions flexibles, personnalisées et mesurables. Le blended learning, combinant e-learning et coaching, devient la norme, tandis que l’intelligence artificielle permet d’ajuster les contenus et de suivre la progression des apprenants en temps réel.

Les applications grand public restent populaires pour la pratique quotidienne, mais leur efficacité professionnelle est limitée. Les salariés doivent compléter ces outils par des interactions humaines pour progresser réellement. Parallèlement, le marché connaît une consolidation : quelques grands acteurs structurent leurs offres pour répondre à la demande des entreprises et aux certifications professionnelles.

Les nouveaux moteurs de la transformation incluent la montée en compétences stratégiques en langues, l’évaluation précise du retour sur investissement des formations et l’adoption de solutions innovantes mêlant technologie et accompagnement humain. Cette évolution reflète la volonté des entreprises de former tous leurs employés pour rester compétitives à l’international.

Sources : Masterwork Formations, CPFormations, Epsimas

4. L'organisation du marché

Le marché français est fragmenté, avec plusieurs types d’acteurs : associations, organismes privés et publics, universités, professeurs indépendants et plateformes e-learning. Les petites structures restent majoritaires, mais certains réseaux de franchise se développent, pouvant conduire à une concentration autour de grandes chaînes.

Les prestataires doivent combiner expertise pédagogique, innovation digitale et accompagnement personnalisé pour se différencier. La concurrence s’intensifie avec l’émergence des acteurs du digital learning et la montée en gamme du segment B2B. Les entreprises recherchent désormais des solutions modulables et certifiantes, adaptées aux besoins métiers.

Sources : Epsimas, Masterwork Formations

5. Les médias spécialisés

La presse spécialisée du secteur permet aux acteurs du marché de la formation linguistique de se tenir informés des évolutions du secteur (tendances du marché, évolution de la réglementation, nouveautés …). Les principaux médias à suivre en France sont les suivants :

DIGIFORMAG : Un magazine spécialisé sur les enjeux de la formation professionnelle

INFFO FORMATION : Un magazine spécialisé sur la formation professionnelle

LE MAGAZINE DE LA FORMATION : Un magazine spécialisé sur la formation professionnelle

Le Français dans le Monde : Revue professionnelle pour l’enseignement du français dans le monde, y compris en langue étrangère

MINISTERE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI ET DE L’INSERTION : Ministère relayant les évolutions réglementaires du secteur de la formation professionnelle

6. Code NAF du secteur

Le marché relève de la sous-classe 85.59B – Autres enseignements

Cette sous-classe comprend

  • les autres activités éducatives ne pouvant pas être classées par niveau
  • le tutorat universitaire
  • les centres de formation offrant des cours de rattrapage
  • les cours de révision en vue d’examens professionnels
  • les activités de soutien scolaire, généralement à domicile, dispensées par des organismes ou des professeurs indépendants (leçon, aide aux devoirs, etc.)
  • les cours de langues et de compétences conversationnelles, hors formation professionnelle continue
  • la formation informatique, hors formation professionnelle continue
  • l’instruction religieuse

 

Aussi, cette sous-classe comprend : 

  • la formation des maîtres nageurs, des moniteurs de ski
  • la formation à la survie
  • la formation à l’art oratoire
  • la formation à la lecture rapide

 

Cette sous-classe ne comprend pas : 

  • l’enseignement secondaire général (cf. 85.31Z)
  • l’enseignement secondaire technique ou professionnel (cf. 85.32Z)
  • l’enseignement supérieur (cf. 85.4)
  • l’organisation d’activités de soutien scolaire sans prestation de service d’enseignement (cf. 85.60Z)

 

Source : Insee

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