En 2026, le marché du notariat évolue dans un environnement juridique de plus en plus complexe. Le notaire, officier public nommé par l’État, authentifie les actes pour leur conférer une force probante et exécutoire. Sa mission sécurise les transactions essentielles et prévient durablement les litiges. Il intervient principalement dans l’immobilier, les successions et le droit de la famille.
Aujourd’hui, la profession se situe au carrefour du service public et du conseil privé de haut niveau. Le notaire gère des missions réglementées aux tarifs encadrés, tout en développant des prestations libres comme le conseil patrimonial ou la médiation. Cette double casquette lui permet d’accompagner les individus lors des étapes clés de leur existence. Dans un monde numérique instable, son rôle de tiers de confiance et de garant de la pérennité des accords devient plus indispensable que jamais pour les ménages et les entreprises.
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Le marché du notariat français s’appuie sur un réseau de 17 305 notaires en 2024. Ces professionnels exercent au sein de 7 027 offices et 1 371 bureaux annexes, assurant un maillage complet du territoire. Avec un âge moyen de 46 ans et 8 mois, la profession amorce un renouvellement générationnel structurant. En 2024, les notaires ont traité un volume d’activité conséquent de 4.9 millions d’actes.
L’immobilier constitue le moteur historique de la profession, générant en moyenne 57% des produits notariaux globaux. Cependant, ce pilier vacille face à une conjoncture économique difficile. Le volume de vente de logements dans l’ancien sur 12 mois glissant a chuté en 2024. En conséquence, le chiffre d’affaires du marché des notaires s’établit à 9 milliards d’euros en 2024, contre 10,4 milliards en 2022. Toutefois, en 2025, avec 945 000 transactions, le volume de vente de logements anciens semble entamer une reprise, bien qu’encore timide.
Les ventes dans l’ancien ont plongé de 30,3% sur la période 2022-2024, et impacte significativement le marché du notariat. Par ricochet, le volume global d’actes notariés a subi une contraction de 27,5%. Cette forte dépendance au marché immobilier fragilise aujourd’hui les offices les moins diversifiés. L’inquiétude s’installe durablement dans les études : selon les dernières enquêtes, 52% des notaires anticipent une baisse de leur activité future.
Sources : Conseil supérieur du notariat, Notaires.fr
La demande sur le marché du notariat évolue vers un modèle hybride mêlant services pour les professionnels et les particuliers. Historiquement, les actes immobiliers constituaient le cœur de l’activité avec plus de 40% des revenus. Toutefois, face aux cycles économiques, les actes familiaux comme les PACS ou les testaments offrent une meilleure résilience. Ils assurent aux études un flux de dossiers constant et moins dépendant des taux d’intérêt.
On distingue trois profils principaux de clients sur le marché actuel :
Les consommateurs actuels exigent désormais une transparence totale sur les délais et les tarifs. Les jeunes générations, ultra-connectées, demandent une pédagogie accrue via des outils numériques et des espaces clients en ligne. Ils ne recherchent plus seulement la signature d’un acte, mais un véritable conseil stratégique personnalisé. Cette mutation profonde incite les études à placer l’expérience client au centre de leur organisation.
Sources : Businesscoot, Epsimas
Depuis quelques années, le marché du notariat évolue. Les réformes impactent les pratiques des acteurs en place. La réforme de l’exercice en société notamment change le cadre réglementaire de la profession, et impose une mise en conformité rapide. Par ailleurs, la non-revalorisation des tarifs réglementés pèse sur les marges. Pour s’adapter, les notaires doivent accélérer leur digitalisation. La signature électronique et l’Acte Authentique Électronique à Distance (AAED) deviennent ainsi la norme, et s’ancrent déjà dans les attentes des Français. Cette transition implique de lourds investissements, notamment en matière de cybersécurité. Les petites études peinent parfois à suivre ce rythme financier.
Malgré la crise, des opportunités émergent :
La recherche du terme « notaire » sur Google Trends révèle une saisonnalité cyclique calquée sur le calendrier immobilier français depuis 2021. Un premier pic d’intérêt survient systématiquement en janvier pour les résolutions patrimoniales, suivi d’une forte activité continue entre mars et juin. Cette période printanière correspond à la haute saison des transactions immobilières et des recherches d’offices pour les signatures d’actes. À l’inverse, le volume de requêtes chute drastiquement chaque année durant les vacances d’août et lors des fêtes de fin d’année en décembre.
Sources : Malatiré, Businesscoot, Notariat services solutions, Google trends
Le paysage concurrentiel se fragmente en profondeur depuis l’application de la loi Croissance. L’installation massive de nouveaux bureaux a multiplié l’offre locale de proximité. Cette densité accrue génère une concurrence directe et inédite sur le marché du notariat. Désormais, les études historiques cohabitent avec de nouveaux entrants aux méthodes plus agiles. Cette situation force les offices à se différencier par la qualité du service client et la réactivité des délais de traitement.
Parallèlement, la profession affronte une concurrence externe de plus en plus agressive. Des cabinets d’avocats et des plateformes « LegalTech » proposent des services juridiques à tarifs réduits. Ces nouveaux acteurs captent une partie des actes standardisés grâce à des processus automatisés. Pour maintenir ses parts de marché, le notaire doit prouver sa valeur ajoutée au-delà de sa mission d’authentification. Il ne se limite plus à la rédaction d’actes, mais s’impose comme un expert en conseil global et stratégique.
La réduction successive des tarifs réglementés accentue cette pression financière sur les structures. Les études les plus fragiles voient leur rentabilité fondre sous l’effet de la hausse des charges fixes. Pour sauvegarder leurs marges, les professionnels repensent totalement leur organisation interne. Aujourd’hui, 18% des notaires mutualisent déjà leurs fonctions de support comme la comptabilité ou les ressources humaines. Environ 24% des offices font le choix de l’externalisation partielle pour gagner en flexibilité. Cette réorganisation structurelle devient indispensable pour garantir la viabilité économique des études face aux géants du droit en ligne.
Sources : Notariat services solutions, Conseil Supérieur du notariat
Les notaires s’enregistrent principalement sous le code NAF suivant pour exercer leur activité :
Sous-classe 69.10Z : Activités juridiques
Cette sous-classe comprend
Cette sous-classe ne comprend pas
Source : INSEE
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