Etude de marché des spas

Contexte

Le marché des spas en France traverse une phase de consolidation et de montée en gamme sans précédent. Ce secteur regroupe l’ensemble des prestations visant au bien-être, à la relaxation et au confort corporel. Aujourd’hui, il pèse plus de 3 milliards d’euros. La demande évolue vers une approche de plus en plus holistique, où le soin ne se limite plus à l’esthétique mais devient un enjeu de santé préventive. Pour répondre à ces nouvelles attentes, les acteurs du secteur diversifient leurs offres, intégrant des technologies de pointe tout en capitalisant sur des savoir-faire traditionnels. Entre spas urbains, hôteliers et centres thermaux, le paysage concurrentiel se structure pour transformer chaque établissement en une véritable destination de ressourcement.

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1. Les chiffres clés du marché des spas

Selon Xerfi, le marché du spa s’estime à plus de 3 milliards d’euros en France en 2024. Néanmoins, évaluer le poids économique du bien-être en France est complexe, car les secteurs de l’esthétique, le soin de soi, les activités de détente et la santé y sont peu dissociables. Sur ce marché, le segment de l’entretien corporel (code NAF 96.04Z) génère en 2025 plus de 1.1 milliards d’euros. En progression depuis 2021, le chiffre d’affaires du secteur croît de 3,70% entre 2024 et 2025.. 

Sur une période plus longue (2016-2025), la croissance annuelle moyenne se stabilise à 3,36%. Toutefois, la prudence est de mise à moyen terme : les projections à l’horizon 2030 anticipent un léger ralentissement de cette croissance. Le marché des spas est encore à ce jour atomisé, représenté par de nombreux petits acteurs indépendants. En moyenne, le chiffre d’affaires d’un établissement s’estime à 44K EUR en 2023 (code NAF 96.04Z). Pourtant, certains concepts se démarquent, notamment en franchise, et dépassent aisément les 500K EUR par unité. Ces fortes disparités de performances s’expliquent en partie par le choix de l’emplacement, par le concept et par les différentes stratégies marketing adoptées. 

Sources : Xerfi, app.epsimas.com, INSEE

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2. Le profil des consommateurs des espaces de bien être

Le profil sociologique des usagers des espaces de bien-être en France connaît une mutation profonde, s’éloignant de l’image d’épinal du luxe réservé à une élite féminine. Si les femmes demeurent historiquement le pilier central du marché, représentant environ 75 % de la clientèle, leurs motivations d’achat évoluent vers une quête de « santé globale » plutôt que de simple esthétique.

En 2023, la structure de consommation révèle une fidélité accrue aux prestations de base : l’épilation à la cire génère 20 % du chiffre d’affaires, agissant comme un produit d’appel récurrent, tandis que les soins du visage (16 %) et les soins corporels manuels (13,5 %) tirent la rentabilité vers le haut. Ces consommatrices, de plus en plus informées, exigent désormais une transparence totale sur l’origine des produits et l’éthique des protocoles de soin.

La véritable rupture vient toutefois de l’émergence fulgurante du segment masculin. Longtemps minoritaires, les hommes affichent aujourd’hui une forte progression de fréquentation. Ils ne se contentent plus d’accompagner, mais deviennent des consommateurs actifs, principalement attirés par les infrastructures techniques comme les saunas, hammams et dispositifs de cryothérapie pour la récupération sportive ou la gestion du stress professionnel.

Sources : Xerfi, Epsimas

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3. La structure et la concurrence du marché des spas

Le paysage concurrentiel du bien-être en France est caractérisé par un maillage dense d’indépendants, mais surtout par l’émergence de réseaux puissants qui dictent les standards de qualité. Le marché se segmente en quatre grandes familles d’acteurs : les spas urbains, les spas hôteliers, la thalassothérapie et le thermalisme médicalisé.

Dans le domaine du thermalisme, des groupes historiques comme La Chaîne Thermale du Soleil dominent largement. Ils parviennent à moderniser des stations renommées, telles que Vichy ou Aix-les-Bains. Pour cela, ils intègrent désormais des programmes de coaching nutritionnel et de pleine conscience. La thalassothérapie est portée par des enseignes comme Thalazur ou Accor. Ces groupes capitalisent sur les vertus de l’eau de mer pour attirer une clientèle haut de gamme.

Le segment des spas hôteliers est sans doute celui qui connaît la mutation la plus stratégique. Des groupes comme Accor ou Relais & Châteaux ont compris que le spa n’était plus un simple service annexe, mais un levier de remplissage et de montée en gamme. L’initiative de Brit Hotel est, à ce titre, révélatrice. L’enseigne intègre systématiquement des spas dans ses structures. L’objectif est double : capter une clientèle de loisirs le week-end et justifier des tarifs de nuitées plus élevés.

Cette stratégie de « destination » transforme l’hôtel en un lieu de séjour complet où le client peut consommer plusieurs soins sans quitter l’établissement. Face à cette puissance de feu marketing et logistique, les salons de massage et centres de remise en forme indépendants doivent impérativement se différencier. La spécialisation (concepts monoproduits, soins de niche, technologies exclusives comme les lampes IRL) devient leur seule arme pour conserver une clientèle locale fidèle. La concurrence ne se joue donc plus uniquement sur le prix, mais sur la capacité à offrir une expérience client mémorable, immersive et techniquement irréprochable.

Sources : Xerfi, Epsimas

4. Les tendances du marché des espaces de bien être

Les tendances actuelles sont dictées par trois axes majeurs. Premièrement, l’élargissement de l’offre : on ne vend plus seulement un massage, mais un bénéfice (mieux dormir, récupérer après l’effort, détoxifier). L’intégration de dispositifs comme la cryothérapie ou les soins haute technologie permet d’accentuer le positionnement ou de diversifier les services.

Deuxièmement, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) devient un critère de choix pour les clients. Les stations thermales, gourmandes en eau et en énergie, multiplient les initiatives pour réduire leur empreinte environnementale. L’objectif est de transformer cet impératif en argument marketing de durabilité.

Enfin, le marketing d’influence et la présence numérique redéfinissent la relation client. Les réseaux sociaux ne servent plus seulement à montrer des photos de bassins, mais à théâtraliser l’expérience de soin et à humaniser les praticiens. Les influenceurs « wellness » jouent un rôle de prescripteurs essentiels pour attirer les jeunes générations (Gen Z et Millennials), qui voient dans le spa un lieu d’affirmation de leur style de vie équilibré.

L’hygiène irréprochable du lieu est devenue un argument de communication central. Autrefois implicite, elle rassure aujourd’hui une clientèle de plus en plus exigeante sur la sécurité sanitaire.

Le marché du bien-être est intrinsèquement lié au calendrier émotionnel et festif des consommateurs. La saisonnalité y est marquée Le premier grand sommet annuel se situe en décembre pour les fêtes de fin d’année, porté par l’explosion de la vente de bons cadeaux. Le second pic intervient en février pour la Saint-Valentin, période des offres « duo ». Enfin, le mois d’août constitue une autre période de forte affluence.

Sources : Xerfi, Guide Piscine Pro, Le Point

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5. Les codes NAF du secteur des spas

Les espaces de bien être s’enregistrent sous le code NAF suivant pour exercer leur activité : 

Sous-classe 96.04Z : Entretien corporel

Cette sous-classe comprend

  • les activités d’entretien corporel telle que celles fournies par les bains turcs, les saunas et les bains de vapeur, les solariums, les stations thermales, les instituts d’amaigrissement et d’amincissement, les instituts de massage, etc.

 

Cette sous-classe ne comprend pas

  • les massages et traitements médicaux (cf. 86.90E)
    les activités des clubs et centres de santé, de culture physique et de musculation (cf. 93.13Z)

 

Source : INSEE

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