Etude de marché des instituts de beauté

Contexte

Le marché des instituts de beauté en France constitue un pilier historique de l’économie de proximité. Il regroupe l’ensemble des établissements proposant des prestations de soins esthétiques, de bien-être et de conseils en beauté. L’activité ne se limite plus à l’esthétique traditionnelle mais s’étend à une approche globale de la santé et de la relaxation.

Ce secteur dynamique profite d’une demande structurelle forte pour le soin de soi. Les professionnels répondent à des besoins variés allant de l’épilation classique aux technologies anti-âge avancées. L’offre se segmente entre les instituts indépendants, les réseaux de franchises nationaux et le développement massif des soins à domicile. En 2026, l’activité est marquée par une hybridation entre expertise manuelle et innovations technologiques. Le secteur s’adapte en permanence aux nouvelles exigences environnementales et à la digitalisation des parcours clients. Cette agilité permet au marché de maintenir une croissance constante malgré les arbitrages budgétaires des ménages.

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1. Les chiffres clés du marché des instituts de beauté

Le marché des instituts de beauté affiche une solidité économique remarquable avec un chiffre d’affaires evalué à 2,87 milliards d’euros en 2025 selon les premières estimations d’Epsimas. En croissance de 4,38% entre 2024 et 2025, le chiffre d’affaires du secteur observe une dynamique haussière sur les dix dernières années. Les projections demeurent favorables, avec une progression annuelle anticipée de près de 4% par an entre 2025 et 2030.  

En 2026, la France dénombre 116 944 établissements actifs enregistrés sous le code NAF 96.02B. Le paysage entrepreneurial se caractérise par une forte atomisation : 9 nouveaux entrepreneurs sur 10 choisissent le régime de la micro-entreprise pour lancer leur activité. Cette tendance souligne la prédominance des structures sans salarié, offrant une flexibilité maximale aux professionnels. 

La consommation de services esthétiques est indissociable de la quête de santé mentale et physique. En 2024, 64% des Français considèrent la recherche de bien-être comme le principal moteur de leur beauté. Cette importance se traduit par un investissement temporel conséquent, les Français consacrant en moyenne 8,8 heures par semaine à leur épanouissement personnel et à leurs routines de soins.

Sources : Epsimas, INSEE, Bpifrance, Businesscoot

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2. Le profil des consommateurs des instituts

La clientèle des instituts de beauté connaît une mutation sociographique profonde en 2026. Si les femmes constituent historiquement 85 % du marché, les hommes s’approprient dorénavant progressivement ces services. Ils affichent d’ailleurs un pouvoir d’achat supérieur en institut : leur dépense moyenne par visite se situe entre 51 et 100 euros, contre 26 à 50 euros pour les femmes. Cette clientèle masculine recherche des prestations techniques comme l’épilation laser, les massages de récupération et les soins du visage anti-âge.

Les nouvelles générations, portées par les réseaux sociaux, dictent les tendances de demain. Les 15-24 ans dépensent en moyenne 190 euros par an en prestations et produits, privilégiant l’innovation et les concepts hybrides comme les Mini-Kids Spas. À l’opposé, les pré-seniors représentent un levier de croissance stratégique. En quête de solutions de « mieux vieillir », ils plébiscitent les technologies non invasives et les protocoles de soin personnalisés.

La motivation première de fréquentation reste la détente et la relaxation pour 73 % des clients. Parallèlement, l’esthétique à domicile séduit une cible urbaine et active, à la recherche de gain de temps. Ce segment représente près de 47% des parts du marché total, prouvant que la commodité est devenue un critère de choix aussi crucial que l’expertise technique.

Sources : Businesscoot, Bpifrance, Cesad

3. La structure et la concurrence du marché des instituts de beauté

L’offre actuelle du marché s’articule autour de cinq expertises majeures qui dictent la consommation : les soins anti-âge, l’épilation, les soins du visage, la manucure/pédicure et le maquillage. Le secteur s’organise aujourd’hui autour de trois modèles économiques dominants qui se partagent le territoire national de manière complémentaire.

Les instituts indépendants forment le socle du métier. Ils capitalisent sur la proximité géographique, une relation client ultra-personnalisée et une expertise artisanale. Ces structures sont souvent les premières à adopter des approches de niche ou des protocoles de soins manuels très spécifiques.

Les réseaux de franchises et chaînes nationales (type Body Minute, Yves Rocher ou Guinot) structurent le secteur par une industrialisation des services. Ils attirent une clientèle urbaine grâce à des prix compétitifs, des abonnements sans engagement et des protocoles standardisés garantissant une expérience homogène. Ces acteurs disposent d’une puissance marketing supérieure pour imposer les nouvelles normes technologiques.

L’esthétique à domicile connaît un essor sans précédent, porté par le statut de micro-entrepreneur. Ce modèle offre une flexibilité totale tant pour le praticien que pour le client, supprimant les contraintes de déplacement et les charges fixes d’un local commercial. Cette agilité permet de couvrir l’ensemble du territoire, des centres-villes saturés aux zones rurales les plus isolées.

L’hyper-spécialisation devient le nouveau facteur clé de différenciation. De nombreux établissements délaissent la polyvalence traditionnelle pour se concentrer exclusivement sur un segment unique : bars à ongles, bars à sourcils ou centres spécialisés en dépilation haute technologie. Cette structuration permet de répondre précisément aux attentes d’experts des consommateurs tout en optimisant les coûts opérationnels et la rentabilité des cabines de soins.

Sources : Epsimas 

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4. Les tendances du marché des instituts de beauté

Le marché vit une révolution technologique et éthique majeure. L’innovation transforme l’expérience client via l’IA, utilisée pour des diagnostics de peau 3D. La digitalisation s’impose avec la généralisation de plateformes comme Planity ou Treatwell, simplifiant la prise de rendez-vous et le click & collect. 

L’éco-responsabilité devient un critère d’achat décisif : la composition du produit est le troisième critère de sélection pour 36% des clients. 59% des consommateurs privilégient les marques respectueuses de l’environnement.

Sous l’impulsion des organisations représentatives, le champ de compétences des professionnels de l’esthétique a gagné du terrain, notamment en matière d’épilation avec lumière pulsée intense et au laser, de soins minceur, de prestations UV et de maquillage permanent. Certains de ces actes, jusque-là réservés aux médecins, sont exécutables par les professionnels du soin esthétique.

La tendance du wellness holistique oriente les instituts vers des approches permettant de retrouver l’énergie vitale. Cela va du soin du visage en pleine conscience à l’approche globale incluant des conseils en nutrition ou en naturopathie. Cette vision 360° du bien-être permet aux praticiens de se positionner comme de véritables coachs de vie beauté.

Cependant, le secteur doit composer avec l’essor du DIY (Do It Yourself), porté par les appareils domestiques et les tutoriels en ligne permettant de réaliser certains soins à moindre coût.

Le marché suit une saisonnalité marquée par deux piliers majeurs. Le pic le plus haut survient chaque année en décembre, stimulé par les préparatifs de fêtes et l’achat massif de bons cadeaux. On observe une période de forte activité continue en juillet et août, où les recherches culminent pour les prestations liées aux vacances (épilation, pédicure…). À l’inverse, l’intérêt des internautes connaît son point le plus bas de l’année au mois d’octobre, marquant une transition plus calme avant l’effervescence de fin d’année.

Sources : GoogleTrends, BPIFrance, Businesscoot, Epsimas

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5. Les codes NAF du secteur des instituts

Les instituts de beauté s’enregistrent principalement sous le code NAF suivant pour exercer leur activité : 

Sous-classe 96.02B : Soins de beauté

Cette sous-classe comprend

  • les conseils en beauté et les soins du visage et de la peau : maquillage, traitement anti-rides, massages faciaux à vocation esthétique, etc.
  • les soins de manucure et les soins des pieds à vocation esthétique
  • l’épilation

 

Source : INSEE

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