Etude de marché des fromageries

L'état du marché du fromage en 2026 en France

Contexte

S’il est bien un produit pour lequel la France est reconnue mondialement, c’est le fromage. Et pour cause, le marché français du fromage et des fromageries fait parties des plus développés dans le monde en 2026. Avec près de 4.3 milliards USD d’exportations en 2024, la France confirme sa position de quatrième plus grand exportateur de fromage en valeur, tout en maintenant sa troisième place en volume. En parallèle, la demande intérieure intérieure pour le fromage en provenance de l’étranger continue de progresser fortement. Près de 3,2 milliards USD de valeur d’importations ont été enregistrés en 2024 pour le fromage en France, marquant une hausse spectaculaire de plus de 115 % depuis 2016. 

Mais qu’en est-il alors de la consommation de fromage en France ? Comment évolue le secteur des fromageries sur le territoire français ? Et quels leviers peuvent les fromagers actionner en vue de se différencier sur ce secteur si emblématique de la tradition française ? 

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1. Les chiffres clés du marché des fromageries

La conjoncture 2025 confirme la forte sensibilité du marché du fromage aux prix. Sous l’effet de l’inflation persistante, les ménages arbitrent davantage entre qualité et accessibilité. Cette évolution profite aux marques de distributeurs, qui représentent environ 40 % des volumes vendus en 2024, notamment en grandes et moyennes surfaces.

Le fromage demeure un pilier de la filière laitière française. En 2024, le marché français du fromage au détail a généré plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour environ 852 000 tonnes vendues. Ainsi, les dépenses des ménages observent une croissance de plus de 24% entre 2019 et 2024. Les volumes vendus sont également en hausse sur la période, bien que plus modérée, avec une progression enregistrée de 3.4%.

Les fromages sous signes officiels de qualité conservent un poids économique significatif. En 2024, les fromages AOP et IGP – près de 57 variétés – représentent environ 2,7 milliards d’euros, soit près d’un tiers de la valeur du marché. Les volumes commercialisés atteignent plus de 200 000 tonnes en AOP. Parallèlement, les fromages étrangers sont également plébiscités par les consommateurs français. Les importations de fromages et caillebottes en 2024 représentaient près de 3.2 milliards USD en France. Soit une croissance de plus de 76% en 10 ans.  

Sources : FranceAgriMer (2024), CNAOL–INAO (2024), Statista, Epsimas

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2. Les consommateurs de fromage

Les Français demeurent les plus grands consommateurs de fromage au monde, avec environ 27.4 kg par habitant et par an. Toutefois, les usages évoluent. Les fromages à pâtes pressées cuites (emmental, comté, raclette) concentrent l’essentiel des volumes, tandis que les fromages de plateau reculent légèrement au profit de produits plus fonctionnels.

La consommation s’adapte aux nouveaux modes de vie. Le snacking, les formats portionnés, les fromages à tartiner et les produits à usage culinaire (râpé, tranches, mozzarella) progressent. En 2024, les promotions jouent un rôle structurant dans l’acte d’achat, en particulier en grande distribution.

Les jeunes générations expriment des attentes plus qualitatives. L’origine du lait, la proximité géographique, la naturalité des recettes et le bien-être animal deviennent des critères déterminants. Cette recherche de « plaisir responsable » encourage les marques et les artisans à valoriser leur savoir-faire et la traçabilité des produits.

Enfin, malgré les arbitrages budgétaires, le fromage conserve une dimension culturelle forte. En 2024, près de 37 % des Français déclarent consommer du fromage quotidiennement, confirmant son ancrage durable dans les habitudes alimentaires.

Cette consommation reste ouverte sur l’Europe : si la France exporte massivement, elle importe aussi de plus en plus. L’Italie reste le premier fournisseur (dépassant 1,1 milliard d’euros d’importations), suivie par les Pays-Bas et l’Allemagne, confirmant un attrait croissant des Français pour les spécialités étrangères qui complètent désormais le plateau traditionnel.

Sources : FranceAgriMer (2024), Salon du Fromage et des Produits Laitiers , Fédération des Fromagers de France (2025), OEC, Statista

3. L'offre en fromageries en France

L’offre en fromage française se distingue par une diversité exceptionnelle. On recense plus de 1 500 variétés de fromages, réparties entre pâtes molles, pressées, persillées, fraîches ou filées. Cette richesse illustre l’attachement au terroir et aux savoir-faire régionaux, valorisés par 46 AOP et 11 IGP en 2024.

Une étude IFOP menée pour la Fédération des Fromagers de France identifie quatre grands modèles de crèmeries-fromageries : les fromageries « terroir », les fromageries familiales, les concepts bistronomiques et les maisons gastronomiques. Ces acteurs indépendants jouent un rôle clé dans la valorisation des produits de qualité et des circuits courts. L’expertise et le conseil sont les principaux éléments différenciants de ces acteurs face à la grande distribution. 

Néanmoins, la grande distribution demeure le principal canal de vente. En 2024, les GMS concentrent 70 à 75 % des volumes, dominés par le libre-service. Les rayons coupe résistent grâce à la mise en scène des produits, à l’expertise des vendeurs et à la mise en avant des spécialités régionales. En parallèle, les grandes marques industrielles structurent le marché de masse et garantissent une forte disponibilité des produits. Elles cohabitent avec une offre artisanale dynamique, notamment dans les zones urbaines.

Sources : IFOP – Fédération des Fromagers de France (2024), FranceAgriMer (2024), CNAOL–INAO (2024)

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4. Les tendances du marché des fromageries

En 2024–2025, les attentes des consommateurs s’articulent autour de la transparence. L’origine du lait, les pratiques d’élevage, l’empreinte carbone et les conditions de production occupent une place croissante dans la décision d’achat. L’histoire du produit, son origine et son emballage deviennent ainsi des leviers de différenciation. De ce fait, la réduction du plastique et l’éco-conception des emballages sont des enjeux stratégiques pour le secteur. En 2025, plusieurs acteurs testent d’ailleurs des matériaux recyclables, compostables ou des dispositifs de consigne.

Innovation et tradition cohabitent. Les fromages végétaux poursuivent une croissance à deux chiffres, pour un marché estimé à environ 70M€ en 2024, bien que leur poids reste marginal. Les fromages sans lactose, enrichis en protéines ou allégés répondent également à de nouvelles attentes. Les usages évoluent également : recettes prêtes à cuisiner, snacking frais, formats mini ou fromages aromatisés.

La saisonnalité reste marquée, avec des pics sur les fromages à raclette et à fondue en hiver, et sur les fromages frais et chèvres au printemps-été. Des pics significatifs d’intérêt des consommateurs pour les fromageries se manifestent à l’approche des fêtes de fin d’année. Au-delà de ces fêtes, le mois d’août est aussi propice à l’intérêt des consommateurs, avec des pics toutefois moins contrastés. Le graphique ci-dessous présente l’intérêt des recherches sur Google pour le sujet des fromageries en France.

Sources : FranceAgriMer (2024), Epsimas, Fédération des Fromagers de France (2025), Google trends

5. Le code NAF du marché du fromage

L’activité des fromageries et crèmeries est principalement rattachée au code NAF 47.29Z – Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé. Ce code regroupe les commerces spécialisés dans la vente de produits alimentaires, dont les fromages, hors grande distribution.

Les activités de transformation industrielle relèvent quant à elles du code NAF 10.51C – Fabrication de fromage, utilisé pour les entreprises de production.

Sous-classe 47.29Z : Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé

Cette sous-classe comprend

  • le commerce de détail de produits laitiers et d’œufs
  • le commerce de détail de produits d’épicerie
  • les autres commerces de détail alimentaires n.c.a.

 

Sous-classe 10.51C : Fabrication de fromage

Cette sous-classe comprend : 

  • la fabrication de fromages frais ou de caillebotte
  • la fabrication de fromages à pâte molle, pressée, persillée, etc.
  • la fabrication de fromages fondus, râpés ou en poudre

 

Cette sous-classe comprend aussi : 

  • l’affinage de fromages pour compte propre

 

Cette sous-classe ne comprend pas

  • l’affinage des fromages pour des tiers (cf. 52.10B)

 

Sources : INSEE

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